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Les interviews
  • Olivier HAUTEFEUILLE
  • Tilt 12 novembre 2004
  • Christophe MOLIGNIER
  • PC Player 16 décembre 2004
  • Jérôme CHESNOT
  • RAM 12 janvier 2005
  • Godefroy de MAUPEOU
  • ST Magazine 11 février 2005
  • François JULIENNE
  • Tilt 17 février 2005
  • Sébastien LASSERRE
  • Amiga News 17 février 2006
  • Emmanuel Guillot
  • Pc Team 23 mars 2006
  • Arthelius
  • Retro Player 5 avril 2006
  • Herve THIRIEZ
  • Pom's 2 septembre 2006
  • Cédric Beust
  • Amiga News 8 septembre 2006
  • Yoann FORTINI
  • Player Two 30 janvier 2007
  • Michel Desangles
  • Hebdogiciel - Joystick - ST Magazine 14 octobre 2007
  • Alain KAHN
  • PLAYER ONE - NINTENDO PLAYER - PC PLAYER 25 février 2008

    Olivier HAUTEFEUILLE
    Peux-tu te présenter un peu ?
    Olivier Hautefeuille, 41 ans aujourd'hui, je suis entré à Tilt en 1986 pour me spécialiser très vite dans les jeux de simulation et d'aventure. Ma première machine, une drôle de console de jeu qui s'appelait le Vectrex, puis un superbe Oric Atmos, suivi de près par un Amstrad CPC, Commodore 64, Atari ST, Amiga et ensuite... le PC !
    Aujourd'hui papa de trois garçons, ce sont surtout eux qui jouent sur PC, game boy et Xbox. Moi, je m'éclate encore sur Age of Empire, j'y passe des nuits !

    Peux-tu présenter un peu le magazine Tilt ?
    Tlt a été le premier mag de jeux vidéo, au tout début, de flipper et de jeux à cristaux liquides.
    Mené de main de maître par JMB, on a su y garder pendant très longtemps une ambiance super où la passion nous unissait tous et toutes (il y avait même des filles !) à nos lecteurs. Sont passés par là, Jacques Harbonn, que je vois encore, Laurent Drefrance, Alain, ... Et puis, plus tard, aux temps de Consoles Plus, Sam, Richard et tous les autres.

    Comment expliques-tu que Tilt ait fini par fermer après avoir été le numéro 1 pendant des années ?
    D'abord, il y a eu la concurrence qui a fait baisser les ventes... Et surtout l'arrivée des anglais lorsque Emap a racheté les Editions Mondiales.
    Bien que Leader encore à l'époque, ils ont du nous trouver pas rentables. On a tous été licenciés, sauf ceux qui ont réussi, on ne sait pas trop comment, à sauver leur place...

    Sais-tu ce qu'est devenu Jean-Michel Blottière ?
    Il est en pleine forme et mène une carrière assez remarquable, avec sa propre boîte.
    Il travaille notamment encore avec Imagina.
    Accessoirement, il est aussi mon frère (Tilt était aussi une affaire de famille !)

    Que penses tu du fait que d'anciens exemplaires de Tilt soient vendus sur Ebay à plus de 100 euros le numéro ?
    D'abord, je me dit que ma collection personnelle prend de la valeur !
    Plaisanterie mis à part, je préfère votre système de scan et de reproduction des anciens numéros : moins cher et surtout plus convivial !

    Que t'a fait la récente annonce de l'arrêt de Génération 4 ?
    Il y a beaucooup de manoeuvres dont les simples lecteurs ne seront jamais au courant. Un titre qui s'arrête, ce n'est jamais bien pour le lectorat. Mais tous les magazines ont une naissance, une vie et une mort.

    De manière générale, la presse spécialisée dans les jeux vidéo sur PC va mal, penses-tu que les choses vont s'améliorer avec le temps ou qu'au contraire, la situation devrait empirer ?
    Par rapport au temps de Tilt, la situation est plus complexe : plus grand nombre de machines, public beaucoup plus varié, des constructeurs qui sortent leur mag dédiés, internet qui permet d'obtenir une info à toute vitesse ... Personnellement, je pense qu'un bon généraliste à la manière de Tilt aurait encore sa place. Mais il faudrait qu'il soit écrit aussi avec la passion et le coeur ! Ce n'est pas toujours facile, aujourd'hui, de monter une équipe soudée, de trouver un éditeur qui joue le jeu. Finalement, la nouveauté viendra sans doute de la télé, et d'internet. Et pourquoi pas demander à tous les internautes de votre site ce qu'ils en pensent. Ensuite, on rappelle tout le monde et on relance la machine.
    Tilt2005, ça sonne ou pas ?
    (NDLR : Une telle idée ne serait pas pour me déplaire)

    Les magazines doivent faire face à la dure concurrence d'Internet qui informe quasiment en temps réel. Pour faire face au mieux à cette concurrence, crois-tu que les magazines devraient privilégier une diffusion hebdomadaire ?
    Non : car la presse hebdo est très onéreuse pour les éditeurs et les produits risquent de perdre en qualité. Je pense qu'il faut tenir bon et proposer encore et toujours des mensuels de qualité, qui viennent compléter l'info "immédiate" d'internet. Mais attention : vraiment de qualité, c'est à dire indépendant, avec de vrais tests, des vrais avis de lecteurs, de vrais comparatifs... et une équipe rédactionnelle soudée qui donne une âme au mag.
    Quand il lit un article, le lecteur doit se dire : ça, c'est du "xxx", xxx étant le titre du mag qui parviendra à relever ce challenge !

    Merci beaucoup


    Ajout au 11/02/2005
    J'ai vu Olivier aujourd'hui et j'ai appris qu'en plus de Tilt, il avait aussi travaillé sur PC Review et Console+.
    Il m'a donné sa magnifique collection de magazines afin qu'ils soient présents sur ce site. Un très grand merci à lui.

    Christophe MOLIGNIER
    Peux-tu te présenter un peu ?
    Mon nom est Christophe Molignier. J'ai 35 ans maintenant (25 quand je suis rentré à PC Player). Je suis rentré à PC Player en 1995 grâce à un ami qui m'a fait rencontré le Rédac Chef de l'époque. J'ai commencé à faire quelques piges avant de faire partie intégrante de la rédaction en 97 en gros.
    Après avoir usé quelques rédac chef (3 en tout), j'ai pris la place en 1998 pendant près de 2 ans, avant la fermeture. Aujourd'hui, je suis responsable du site Internet de Micromania.fr

    Peux-tu présenter le magazine PC Player ?
    PC Player c'est 50 numéros. Pendant très longtemps, le magazine a été un bimestriel, puis trimestriel vers la fin... Nous traitions de l'actualité du jeu dans son ensemble. L'ambiance était explosive, comme d'ailleurs dans l'ensemble de la boite de presse MSE.

    Comment expliques-tu la fermeture du magazine en 1999 ?
    Le magazine s'est éteint avec la boite MSE. Nous sommes donc devenus chomeurs en même temps. Ca créé des liens :-) La plupart des personnes qui sont passées par MSE occupent aujourd'hui de belles places dans le monde du jeu, et bcp sont aujourd'hui redac chef de plusieurs mags. MSE était une belle boîte de formation et donnait sa chance aux jeunes.

    Que t'a fait la récente annonce de l'arrêt de Génération 4 ?
    Pas grand chose. Voilà maintenant 5 ans que je suis sur Internet. Je m'y sens bien. Le rachat de Joystick par Future France m'a davantage atteint.

    De manière générale, la presse spécialisée dans les jeux vidéo sur PC va mal, penses-tu que les choses vont s'améliorer avec le temps ou qu'au contraire, la situation devrait empirer ?
    La mauvaise situation de la presse papier est plus simple qu'on ne croit. S'ils veulent survivre, ils doivent s'adapter au monde d'aujourd'hui (Internet). Depuis quelques années, le nbre de magazines s'est considérablement réduit. Paradoxalement, je pense que c'est un bien. Moins de magazines, mais de meilleure qualité. Bien sûr, il n'est pas improbable qu'un jour je retourne sur du papier...

    Merci beaucoup

    Jérôme CHESNOT
    Peux-tu te présenter un peu ?
    On m'appelle l'Ours, j'ai 35 ans et je dirige avec un associé une agence de communication basée dans le sud de la France : NONAME. Si vous désirez en savoir plus sur le personnage, direction www.noname.fr/ours

    Peux-tu présenter le magazine RAM ?
    En 1995, nous étions trois amigaïstes habitant un village reculé des Pyrénées où nous nous faisions chier comme des rats morts (Arbas pour ne pas le nommer). Blasés de la presse info alternative, nous avons décidé de créer un fanzine, RAM. Le challenge a été de publier tous les quinze jours de manière à coller au mieux avec l'actualité. Lavi s'occupait des illustrations, Bibi de tout l'administratif et relations externes, quant à moi de la rédaction des news. Une superbe aventure avec par exemple la création d'un canal IRC #ARTbas, l'organisation d'un bus depuis Toulouse pour l'Amiga Show ou encore un événement inoubliable, Artbastringue. En mai 96, un revendeur Amiga nous a démarché pour lancer le mag en kiosque, par manque de finances nous n'avons sorti que trois numéros de la nouvelle formule.

    En dehors de RAM, lisais tu un autre magazine spécialisé sur l'Amiga ?
    Amiga Format lorsqu'il me tombait sous la main et Amiga News qui a toujours été le patriarche de la presse Amiga en France (spéciale dédicace à Nicole, Michel et Bruce).

    Lis tu encore des magazines informatiques et si oui, lesquels ?
    Le Virus Informatique et Pirate Mag bien évidemment (big up to Olivier) et Le Monde Informatique de temps en temps. Ahhh.. regretté temps de l'hhhhhhebdo (Carali, ton sexe !). En ce qui concerne l'Amiga, sont toujours publiés Obligement (obligement.free.fr) et Amiga Power (amigapower.chez.tiscali.fr).

    Pour terminer, laisse-moi féliciter l'équipe de Abandonware Magazines pour le travail de fourmi qu'elle réalise.

    A bientôt !

    Merci beaucoup

    Godefroy de MAUPEOU
    Cette interview a été réalisée par ATARI STE

    Peux-tu te présenter un peu ?
    Godefroy de MAUPEOU 44 ans 3 enfants et bientôt 4. J'ai fait une formation de graphiste (E.N.S.A.D.) tout en pratiquant la musique. J'ai été compositeur pendant plus de 10 ans puis à force d'utiliser les ordinateurs je me suis mis à la PAO. J'ai travaillé pour ST MAGAZINE en tant que journaliste, puis Rédacteur en Chef et enfin Editeur lorsque je l'ai racheté à Pressimage.

    Peux-tu présenter ST MAGAZINE et nous dire comment tu en es devenu rédac en chef ?
    PRESSIMAGE avait décidé d'arrêter ST MAG pour cause de vente en chute libre. Personne n'y croyait plus. J'ai proposé à Godefroy GIUDICELLI le fondateur et éditeur une réunion avec tous les acteurs de la scène.
    ATARI française afin de trouver une solution pour pérenniser STMAG.
    Godefroy GUIDICELLI ayant un attachement particulier à ce magazine qui lui avait permis de créer cet "empire de presse" qu'était PRESSIMAGE, a accepté cette réunion et m'a laissé une chance sur un numéro, puis deux, puis par trimestre et finalement l'aventure a duré 3 ans chez eux avant de passer chez TDM.

    Quelle était l'ambiance au sein du mag, as-tu encore des contacts avec de tes anciens collaborateurs ?
    L'ambiance était pour moi extraordinaire. Tout était possible pour peu que l'on ait des idées. Nous n'avions pas de budget, mais un magazine ouvre bien des portes. Je viens de reprendre contact avec Jean Jacques ARDOINO. En dehors de cela je n'ai que peu de contact avec les anciens journalistes. Il faut dire que la fin de TDM a été assez dure à vivre pour moi comme pour certaines personnes que je n'ai pas pu régler. J'y pense encore avec amertume, mais c'est malheureusement la vie des sociétés. Une société a une naissance, une vie et une mort et c'est très rare qu'elle meure sans dégâts. Quant on se bat pour quelque chose, on se bat jusqu'à la dernière limite et la limite c'est le blocage total. Ce fut le cas.

    Quelles sont les raisons de sa fin ?
    Plusieurs raisons ont causé la chute de TDM.
    1) Un marché naturellement en baisse mais que nous régulions par l'augmentation de nos secteurs d'activité sur ATARI (importation, magasins, musique...)
    2) La venue de STRATOS qui a divisé en deux le lectorat et pris des annonceurs.
    3) Un été très foot pas assez MILAN. Les clients achetaient plutôt des téléviseurs et magnétoscopes plutôt que du matériel informatique pour voir les bleus gagner.
    Bref plus de trésorerie pour tenir jusqu'au Noël suivant, période faste pour les ventes et notamment grâce aux Salons.

    Et qu'as-tu fait après ?
    Un nouveau magazine SINGLE MAG (qui a duré 2 numéros, l'associé financier ayant coupé les ponts au bout de 3 mois) et une agence de communication.

    Connais-tu la nouvelle formule, qu'en penses-tu ?
    Bien sûr puisque c'est moi qui ait suggéré à Cyril DENIS d'appeler STraTOS "STMAG" car l'équipe en avait la même foi. Pour moi, STraTOS était devenu l'héritier spirituel de STMAG alors pour le plaisir de tous, il fallait qu'ils continuent l'aventure. Aujourd'hui ils apportent une nouvelle pierre à l'édifice et s'en sortent très bien dans un marché beaucoup moins facile qu'il y a encore 5 ans. Je leur tire mon chapeau.

    As-tu encore un atari et t'arrive t'il de l'utiliser ?
    Bien sûr ! Un HADES, un TT, un FALCON et des ST. Je les utilise pour piloter un traceur à découpe sous CALAMUS, faire la compta ou tout simplement par plaisir. Maintenant je fais le gros de mon travail avec Calamus sur MAC car les machines ont évolué avec mon travail (RAM, Cartes graphiques, impression, réseau...) mais c'est toujours étonnant de voir comme l'HADES tient la route au niveau vitesse, même par rapport à un G5 2x2GHZ. L'HADES avec Calamus n'est pas laissé sur le carreau par la puissance du MAC avec le même Calamus. Une solution HADES + Calamus est toujours largement utilisable, même si c'est sûr que ce sera plus rapide et confortable sur un MAC dernière génération. Le PC est aussi très rapide mais ses performances réelles (travail effectué à la fin de la journée) sont complètement amoindries à cause de ses plantages multiples. Là il est carrément très en deçà de l'HADES. J'ai passé 4 ans sur PC et cela a été l'horreur totale. Le nombre d'heures de travail perdues est affolant. Je conseille vraiment à celui qui veut acheter une machine récente de bien réfléchir et de prendre plutôt le MAC qui possède une stabilité exemplaire digne de l'ATARI.

    Es tu surpris de voir la communauté d'atariste encore aussi vivace ?
    Surpris non car j'ai toujours cru que l'ATARI vivrait toujours au moins sous une forme de passionnés, comme certains le sont de certaines voitures. Je suis musicien à la base et je sais qu'il existe des objets ou instruments mythiques qu'on ne se lasse pas d'utiliser.
    Et puis cela veut dire que toutes ces années passées à défendre l'ATARI n'ont pas été vaines. Cela me touche d'autant plus.

    Avais-tu échos du projet TILT ( qui consiste à numériser les magazines disparus ou introuvables à la vente) ?
    Non

    Que penses-tu de cette initiative ?
    C'est une très bonne chose. C'est pour moi.

    As-tu quelque chose a ajouter ?
    Bonne chance à votre projet. Tant qu'il y aura des gens comme vous pour faire avancer les choses, elles avanceront.

    Je te remercie pour tes réponses et le temps que tu m'as consacré.

    François JULIENNE
    Peux-tu te présenter un peu ?
    J'ai actuellement 35 ans, je suis arrivé chez Tilt en avril 1988 à 18 ans et je suis resté jusqu'à sa mort " prématurée " ! J'ai travaillé chez Loriciel 4 mois pour réaliser les adaptations de jeux (CPC vers Thomson puis vers Atari ST, etc.). Puis j'ai déposé une candidature chez Tilt pour leur donner un coup de main sur l'aspect technique des jeux. JMB m'a reçu et m'a immédiatement inséré dans l'équipe de Tilt (Quel bonheur !). J'ai eu comme première mission de réaliser un Hors série Sésame (Listing de jeux à taper à la main !). Puis j'ai eu la responsabilité de la rubrique "Sésame" à partir du N° 59. Mais le travail le plus fastidieux était de faire toutes les photos des jeux pendant une quarantaine de numéros, j'ai donc vu et joué à tous les jeux entre 1988 et 1992 ! J'ai enfin fini mon parcours au service télématique de Tilt (3615 TILT). Maintenant je suis à mon compte et je réalise des sites Internet.

    Comment expliques-tu que Tilt ait fini par fermer après avoir été le numéro 1 pendant des années ?
    Olivier a bien expliqué le pourquoi du comment, la loi économique ! On peut être le premier et vendre et ne pas dégager suffisamment de bénéfice. De plus nous étions dans un grand groupe de presse française (Auto plus, Télé Poche, Dépêche Mode, etc.), et le Magazine Tilt était le mouton à cinq pattes dans ces magazines prestigieux ! Des jeunes avec les cheveux gras restant 24h/24h devant une Game Boy et déambulant dans les couloirs faisaient un peu tâche ! Nous (l'équipe) avions fait une proposition de rachat du titre mais rien à faire.

    Que penses-tu du fait que d'anciens exemplaires de Tilt soient vendus sur Ebay à plus de 100 euros le numéro ?
    J'ai moi-même déposé une annonce sur le net pour retrouver quelques anciens numéros, et je n'ai jamais dépassé le prix de 3 € par N°. Il est vrai que d'avoir le premier N° avec une interview d'Yves Mourousi, un test de Pacman, et des pubs pour du tabac et de l'alcool c'est vraiment une perle à posséder ! Mais grâce à toi nous pouvons tous le lire !

    Que t'a fait la récente annonce de l'arrêt de Génération 4 ?
    J'avoue qu'à l'époque cela ne m'a pas ému, vu que j'étais loin de ce monde de la presse. Gen 4 a été un moteur pour Tilt, nous étions concurrents et cela a dynamisé le contenu et la maquette de Tilt. Nous nous croisions des fois sur des reportages et c'était sympa.

    De manière générale, la presse spécialisée dans les jeux vidéo sur PC va mal, penses-tu que les choses vont s'améliorer avec le temps ou qu'au contraire, la situation devrait empirer ?
    Je pense qu'Internet est le moteur actuel pour obtenir des tests de jeux avec démo & vidéo à l'appui et tout ceci est gratuit. Je pense que les magazines ont perdu leur aspect rédactionnel journalistique ! Trop de pub avec 4 cd rom et 16 pages max pour 8€, de plus avoir les tests de jeux avec la pub en face n’était pas la déontologie de Tilt ! Nous avions une règle, ce n'est pas la pub qui dirigeait les journalistes… L'évolution la plus sérieuse actuellement est de monter un site web bien construit avec de vrais passionnés, puis si cela dégage des bénéfices faire une version papier par abonnement et enfin… sortir TILT2005 (n'est-ce pas Olivier ? lol).

    Les magazines doivent faire face à la dure concurrence d'Internet qui informe quasiment en temps réel. Pour faire face au mieux à cette concurrence, crois-tu que les magazines devraient privilégier une diffusion hebdomadaire ?
    Comme dit ci-dessus, avoir un site Internet bien fait est un moteur pour la version papier. Je me souviens de 3615 TILT, qui fournissait des services que le papier ne pouvait pas donner, et cela dégageait pas mal de bénéfice ! Je ne donnerai pas les chiffres mais crois moi plus le magazine a de médias, plus il aura de lecteurs. Finalement Papier+Internet+TV est un bon cocktail ! Je regarde "Game One" sur le câble et je trouve cela sympa…

    Merci beaucoup


    Ajout au 15/03/2005
    Voici l'email de François JULIENNE : f.julienne@liberbysurf.frNOSPAM.
    Il faut bien entendu penser à retirer le "NOSPAM" avant de lui écrire.

    Sébastien LASSERRE
    Peux-tu te présenter un peu ?
    Sébastien Lasserre,34 ans, infographiste/guitariste au sein de Golgoth13, passionné de vieux ordinateur 8 bits et de vieux jeux électroniques Game and Watch, je suis fan de Miyazaki pour les dessins-animés, Pixar et Bluesky pour la 3D, Trondheim et Goossens pour la bd, Frank black et les Ventures pour la musique...pour la presse informatique...a part Edge ou Canard PC de temps en temps...rien! les mises en pages sont laides et en plus c'est cher...je regrette ce cher vieux Tilt!
    (merci au passage! j'ai pu relire le n°5 que j'avais acheté à l'époque puis oublié un dimanche chez des amis de mes parents...ça avait été un jour trés triste, j'adorais la couv :))

    Peux-tu présenter le magazine A-News ?
    Un magazine Amiga fait par des Amigaistes qui détestaient les Ataristes...

    Quelle était l'ambiance au sein du magazine ? As-tu encore des contacts avec de tes anciens collaborateurs ?
    Je travaillais à l'époque avec l'équipe des babas-news dont notre chef et ami, un ancien de la scène C64, était pote avec Bruce Leper (boss d'A-News) il avait un magasin Amiga sur Bayonne, spécialisé dans le freeware...c'était notre QG...j'y étais dès que j'avais du temps libre...Le magazine A-News manquant de staff pour tester les jeux cherchait des pigistes bénévoles...les BABAS-News étaient nés! On avait tous 16 ans ou dans ces eaux là...Chaque mois nous recevions par la poste des gros cartons remplis de hits Amiga...On avait plus qu'à piocher dans le carton magique, choisir, jouer, tester, puis rédiger! J'étais en troisième, c'était le rêve...Jouer à Rocket Ranger, Xenon 2 ou Dungeon Master avant tout le monde était un sacré privilège...On envoyait ensuite nos tests de jeux à A-News à distance par disquette, le mail n'existant pas encore...
    J'ai retrouvé Gilles Giordan, pigiste aussi à l'époque, par internet 17 ans aprés...merci Gougueul...il est comme moi guitariste, et il bosse toujours avec des ordinateurs en tant que monteur-truqueur...

    En dehors de A-News, lisais tu un autre magazine spécialisé sur l'Amiga ?
    TILT et ST Magazine :), j'ai toujours préféré les Atari ST...même si j'avais aussi un Amiga 1000, le 520ST est le premier ordinateur à souris que j'ai acheté...il était beau avec son système d'exploitation T.O.S. tout vert...le Tramiel Operating System...haha...plus tard ils ont même essayé de sortir le Bi-TOS...il était temps d'arrêter! Il y avait aussi l'Archimèdes d'Acorn...machine moins connue que l'Amiga qui faisait tourner "Virus" un des premier jeux 3D à surface polygonales pleines en archimèdes-basic...alors qu'il tournait en assembleur sur l'Amiga...

    Es-tu surpris de voir la communauté d'amigaïste encore aussi vivace ?
    Je savais pas qu'il y avait encore une communauté vivace...je sais qu'il y en a encore qui font des démos sur le C64 alors pourquoi pas pour l'Amiga...pour ma part j'ai arrêté de croire en l'Amiga en 1996 ou je travaillais encore dans une des dernières boîtes de freeware en France qui collaborait avec le magazine RAM...mon premier Amiga était un 1000 en 1987, le dernier un 600 en 1996...
    D'espoir en espoir on fini par se lasser, l'Amiga de rachat en rachat...c'était pathétique!!! Des projets de systèmes parallèles, de domotiques et autre pilotage d'aspirateur avec des cartes mères de 1200...pfffiou....pauvre petit Amiga...toi qui a été au sommet de la gloire, pourquoi ils t'ont fait ça?
    Ce n'était pas digne de toi!
    L'amiga a été, reste et restera une super machine, le PC a gagné la guerre mais maintenant c'est tout moche, voilà, c'est tout, c'est pour ça que je surfe sur le web avec mon Spectrum.

    Merci beaucoup

    Emmanuel Guillot
    Peux-tu te présenter un peu ?
    Emmanuel Guillot, 34 ans, marié et heureux papa d'une petite fille de 11 mois. J'ai commencé à travailler en tant que pigiste dans les magazines de jeu vidéo en 1997. En 1999, je suis devenu pigiste chez Pc Team, puis rédacteur et chef de rubrique jeux. En 2001, suite à mon départ de Pc Team, j'ai écrit un roman de fantasy de 450 pages que j'ai choisi finalement de ne pas publier. Je viens de publier chez lulu.com mon premier recueil de nouvelles de science-fiction, intitulé Espace et Spasmes. Je travaille actuellement sur un nouveau roman de fantasy.

    Peux-tu présenter les magazines auxquels tu as participé ?
    Les magazines sont assez nombreux car mon parcours a été chaotique ! Peut-être mon côté rebelle ou mercenaire... Alors PC-Mag Loisirs : un magazine très sympa (le premier à m'avoir donné ma chance !), avec des dossiers de fond, des enquêtes et des tests de jeux. PC Jeux, Total Play et GameOn (remplacé par Jeux Vidéo mag) appartenaient à l'époque au groupe Edicorp, depuis racheté par Future Publishing. Des magazines purement orientés jeux, Total Play (maintenant devenu PSM2) ayant eu l'atout d'avoir un rédacteur japonais pour les tests en import. Pc Player, un magazine également orienté jeux comme son nom l'indique, de même que PC Fun. On pourrait ajouter deux sites, Gamespot et Gamekult, mais ma collaboration fut très brève. Et évidemment Pc Team, un magazine qui tirait principalement sa force de sa rubrique hardware et des CD, puis DVD de programmes qu'il offrait. J'ai été attristé d'apprendre qu'il s'était arrêté en décembre dernier, car il avait tenu longtemps là où bien d'autres n'avaient eu qu'une vie éphémère.

    Quelle était l'ambiance au sein de ces magazines ?
    Difficile de décrire l'ambiance dans chacun de ces magazines. D'une manière générale, je dirais que l'adjectif "échevelée" est celui qui la résume le mieux. Certaines anecdotes me sont plus particulièrement restées en mémoire. Je me souviens de mon étonnement lorsque l'on m'a permis d'écrire des articles rémunérés suite à un simple coup de fil à Pc Mag loisirs, une prise de contact et un article d'essai. Auparavant j'avais fait une Ecole de journalisme mais sans doute pas la bonne car malgré cela, j'avais échoué à trouver du travail dans toutes les revues de la presse générale auxquelles j'avais proposé mes services. Mes démarches envers la presse sportive n'avaient pas davantage été couronnées de succès. Je me suis rappelé mes premières amours ludiques, l'Amstrad et l'Amiga 500 et j'ai appelé. Là, je suis tombé dans un milieu beaucoup plus ouvert d'esprit, où je me suis d'emblée senti chez moi. Je me rappelle cet entretien avec le rédacteur en chef de Pc Player de l'époque (en 1997 ou 1998) où il me confiait ne pas en revenir d'être "red-chef" à 30 ans et de donner des directives à des personnes plus âgées que lui !
    Certains rédacteurs en chef faisaient preuve d'esprit d'initiative. Celui de Total Play, Steve Mantaux en l'occurence, m'avait demandé de lui pondre le scénario d'une BD sur Duke Nukem au moment de la sortie du jeu sur Playstation. Ce que j'avais fait, surpris mais heureux car cela me changeait et représentait un nouveau défi.
    Il y avait des moments réjouissants. Je me souviens d'un voyage de presse (en général, plusieurs journalistes de revues différentes se retrouvaient dans le même vol) où l'un des rédacteurs de Joystick avait été refoulé au portique de l'aéroport parce qu'il avait sous sa veste un couteau de chasse ! Mes souvenirs les plus précis et nombreux remontent à l'époque de Pc Team, car pour la première fois j'étais intégré à un magazine et vivais les choses dans les murs d'une rédaction. Ce qui est bien différent de la vision superficielle du pigiste qui passe simplement dans les bureaux pour récupérer les produits et les tester chez lui... C'étaient des fanatiques de Quake 2, puis de Quake 3 chez Pc Team. Ah là là, les raclées que j'ai pu me prendre sous Quake 3 à la rédac ! Ça chambrait sec au début, j'étais le sous-doué de service, à tel point que l'un des plus facétieux de l'équipe a conçu un ingénieux montage photo qu'il avait intitulé fragfest (ci-joint) ! Par la force des choses, je me suis amélioré au point de ne plus être celui qui se faisait fragger le plus souvent, mais dès que je cessais de m'entraîner, mon niveau fondait comme neige au soleil. Ah, il est dur le métier de testeur, c'est moi qui vous le dis ! A un moment nous avions convaincu l'une des "filles de la maquette" (il n'y avait que des filles à la maquette, et certaines sont devenues légendaires dans l'équipe) de se joindre à nous pour une petite partie. Au détour d'un couloir, je vois son personnage le nez en l'air. Il ne bouge pas. Par la suite, j'ai appris qu'elle était tout simplement en train d'admirer les plafonds...
    Plus sérieusement, nous nous débrouillions toujours pour boucler les numéros à temps, quelles que fussent les circonstances, ce qui relevait du numéro d'équilibriste au moment de grands événements comme l'E3. Certains rédacteurs étaient vraiment dévoués. Je me souviens de l'un d'eux qu'en période de Noël, j'avais retrouvé le matin endormi sous le sapin de la rédac. Il se lève, les cheveux en pétard, s'étire et me dit avec un grand sourire : "Ah, qu'est-ce qu'on dort bien sous le sapin !" Oui, il y avait des moments émouvants et drôles. Comme j'aimais bien les morceaux de Scorpion et que j'écoutais Still loving you (mon côté romantique), je me faisais abondamment chambrer à ce sujet. Mais les bureaux avaient beau ressembler à la chambre d'un ado attardé, cela ne nous empêchait pas d'être prêts du jour au lendemain à parcourir la moitié du globe pour un reportage-photo à Los Angeles. Dans ce métier, c'est une qualité de garder son âme d'enfant, ça permet de conserver une faculté d'émerveillement malgré le passage des années et le fait que certains produits se ressemblent étrangement. C'est cet aspect-là de mon passage chez eux que j'ai envie de retenir.

    Quelque chose à ajouter ?
    Oui. Le fait de découvrir de nombreux univers ludiques et de rencontrer des développeurs passionnés par leur métier m'a donné envie de "passer de l'autre côté". Ils m'ont inoculé le virus de la création. Il existe bien des types de jeux : certains sont des merveilles d'intuitivité et de fun, comme ceux développés par Shigeru Miyamoto, l'auteur de Zelda et des Mario. D'autres cumulent réflexes, astuce, réactivité, comme les quake-like. Il y a ceux qui simulent la réalité, ceux qui développent les facultés de gestion, ceux qui requièrent des qualités stratégiques et de micro-management d'unités, comme les STR. Ceux qui privilégient la réflexion, l'exploration et la recherche d'indice (les jeux d'aventure) ont beaucoup de mal à survivre. Personnellement, j'ai toujours été attiré par les jeux à fort contenu et dont la personnalité est parfaitement identifiée. Des jeux comme Final Fantasy VII, le mythique Fallout et les Balur's Gate. J'ai toujours trouvé que ces titres étaient trop rares et que trop de jeux pêchaient par les lacunes ou l'absence de scénario. Je ne pense pas que cela soit dû à un manque de demande du marché, simplement on va vers la facilité. Des jeux comme Morrowind ne peuvent pas se développer en six mois, mais c'est leur profondeur qui fait tout leur charme et je souhaiterais qu'il y en ait davantage. Quant aux MMORPG, je me retiens de les pratiquer, car ils sont dévoreurs de temps, et il m'en faut beaucoup pour me consacrer à l'écriture.

    Merci beaucoup

    N'hésitez pas à viter son site : http://emlguillot.free.fr

    Voici l'image dont il parle dans l'interview :

    Arthelius
    Peux-tu te présenter un peu ?
    Je m'appel Arthelius (enfin c'est mon pseudo lol) vous trouverez toujours sous ce pseudo la. Je suis fan de réreo depuis une dizaine d'années, et je joue aux jeux video depuis plus de 15 ans.
    j'ai crée le mag retro gamers en janvier 2005. Pensant à cette époque avoir l'idée d'enfer, mais il s'est averé que je n'étais pas seul lol.

    Peux-tu présenter ton magazine Retro Player ?
    Le numéro 1 et 2 se nommait retro gamers mais avec le 3 pour ne pas créer de confusion avec Retro Game, le magazine est renommé Retro Player, en hommage au défunt Player One mon premier mag de jeux vidéo.
    Le premeier numéro a été fait avec les moyens du bord, avec des logiciels pas tellement de bon gout, lol ! Puis une équipe s'est crée avec le 2, puis il y eu quelques soucis techniques. Et enfin pour le 3 une vrai équipe de rédacteurs, ainsi qu'un site pour héberger les magazines (bientot un second site sur les goodies rétro) mais aussi un forum. et nous voilà avec le bébé entre vos mains.

    Comment vois tu le futur de ce magazine ? Sera-t-il un jour disponible en kiosque ?
    C'est mon rêve, mais ceci n'est pas simple, je cherche des solutions. Je suis en train de créer une association pour promouvoir le rétro ainsi que le mag. Sinon je suis à la recherche d'un éditeur car le but final est de finir en kiosque un jour. J'en profite pour vous demandez, si vous connaissez un éditeur intéressé faites moi signe ;) merci

    Quelque chose à ajouter ?
    Venez nombreux nous rejoindre sur le forum, ou intégrer notre équipe rédactionnelle. a bientôt.

    Merci beaucoup

    Herve THIRIEZ
    Peux-tu te présenter un peu ?
    Pour en savoir plus sur moi, je vous invite à consulter mon CV.

    Peux-tu présenter ton magazine Pom's ?
    J'ai créé Pom's parce que tous les gens que je rencontrais et qui avaient des Apple étaient un peu perdus, puisqu'il n'y avait rien sur ce sujet en français à l'époque.

    J'ai donc réuni quelques utilisateurs d'Apple que je connaissais et leur ai dit que si chacun pouvait me garantir un article par trimestre sur le sujet, on pourrait lancer une revue Apple. J'avais des copains qui avaient lancé l'Ordinateur Individuel et qui pouvaient m'assister pour la partie "journalisme" !

    J'ai donc créé la société Editions MEV à cet effet, dont le Groupe Test (créateur de l'Ordinateur Individuel) était le seul actionnaire non privé.

    On a lancé Pom's, et cela a duré quelques années, jusqu'à la présence en kiosque. Cela s'est hélas terminé avec le cambriolage dont j'ai déjà parlé.

    Ensuite, j'ai créé plusieurs autres revues de micro-informatique. Tout cela s'est terminé en octobre 2005. La morale de cette histoire, c'est qu'il est très difficile en France d'être un petit éditeur indépendant.

    En effet, en France, dès que l'on n'appartient pas à un groupe de presse - ce qui est arrivé rapidement à Pom's car, suite à des restructurations du groupe Test, j'ai dû racheter leurs actions - on ne peut pas bénéficier du moindre article promotionnel dans la presse, selon le dicton "Qui n'est pas avec moi est contre moi !".

    Cordialement. Hervé Thiriez.

    Merci beaucoup

    Cédric Beust
    Peux-tu te présenter un peu ?
    Je m'appelle Cedric Beust et je travaille chez Google, en Californie. Je suis arrive en Californie an 1998, et depuis, j'ai travaille chez Sun, BEA Systems et maintenant Google depuis environ deux ans.

    J'ai fait mes premieres contributions a ANews pour le numero 4, si je me rappelle bien, et j'ai progressivement etendu mes articles a la demande de Bruce. A l'epoque, j'avais la chance d'avoir un compte email et j'avais acces a Usenet et autres ressources Internet, ce qui etait assez rare a l'epoque (c'etait en 1988, le Web n'arriverait qu'en 1995). J'ai donc commence par ecrire des articles sur l'actualite internationale et sur des echanges par email ou dans les forums a propos de l'Amiga. Par la suite, j'ai aussi fait des tests de jeux, de domaine public, des articles de programmations divers, etc... Un peu de tout, quoi.

    Peux-tu présenter le magazine ANews ?
    Amiga News est la creation de Bruce Lepper, qui adorait la machine et voulait la rendre plus connue en France. Tous les numeros ont ete rediges et edites 100% sur du materiel et logiciel Amiga et l'equipe etait quasiment en permanence constituee de pigistes repartis un peu partout en France (et un peu a l'etranger). On etait tous des passionnes et la plupart d'entre nous ont commence par faire ca gratuitement (Bruce a toujours insiste pour nous verser des cheques, cela dit).

    Pourquoi avoir changé de nom au bout de quelques numéros ?
    Parce que Commodore nous le demandait. Ils disaient que le nom Amiga etait copyrighte' et qu'on n'avait pas le droit de l'utiliser, donc Amiga News est devenu ANews apres quelques numeros. L'avis de l'equipe etait que ANews faisait concurrence a Commodore Revue et que Commodore essayait donc de nous limiter par tous les moyens possibles...

    On a repris le nom Amiga News quelques annees plus tard, mais je ne sais plus si c'est parce que Bruce a finalement recu l'autorisation de Commodore ou parce que Commodore avait revendu la marque Amiga...

    Quelle était l'ambiance au sein du magazine ? As-tu encore des contacts avec de tes anciens collaborateurs ?
    ANews etait cree a Bordeaux et dans la region bordelaise, et bien que quelques collaborateurs habitaient la-bas, la plupart d'entre nous etaient decentralises (j'habitais a Nice a l'epoque). J'ai eu l'occasion de rencontrer l'equipe quelques fois au cours de quelques visites, mais je n'ai jamais vraiment travaille physiquement avec eux pendant longtemps...

    Depuis, j'ai ete contacte ici et la par d'anciens amigaistes qui ont trouve mon nom par hasard sur Internet et l'ont associe a ma periode amigaphile...

    En dehors de A-News, lisais tu un autre magazine spécialisé sur l'Amiga ?
    Commodore Revue, mais il etait bien moins qu'ANews :-)

    Et bien sur, des tonnes d'autres revues informatiques.

    Que penses-tu de la communauté amigaïste française ?
    Vers la fin, je pense qu'elle etait trop enthousiaste et que ca l'a desservie. En 1994 et 1995, j'ai ecrit une serie d'articles pour exprimer mon mecontentement sur l'aspect tres partisan des Amigaistes dans lesquels j'ai eu le culot d'affirmer que Windows n'etait pas si mal que ca. Inutile de dire que la communaute Amiga ne l'a pas tres bien pris et s'est sentie trahie... Ca m'a rendu triste. J'ai toujours adore l'Amiga, mais en 1995, quand Windows 95 est sorti, j'ai realise que c'etait termine et qu'on avait perdu la bataille.

    C'etait une machine en avance sur son temps et qui m'a fait passer des moments inoubliables, exactement comme l'Apple ][ auparavant...

    Merci beaucoup
    Pas de quoi. J'adore votre site, excellent boulot !

    Yoann FORTINI
    Peux-tu te présenter un peu ?
    Un peu ? Je vais essayer de pas être trop bavard alors ! Je m'appelle Yoann FORTINI, et j'ai bientôt 29 ans au moment où je te réponds.
    J'ai fais mes premières armes avec un Videopac et un ZX Spectrum. Puis j'ai eu la chance de pouvoir m'essayer à à peu près tous les supports les plus répandus (Atari, Sega/Nintendo 8 et 16 bits, Amiga, PC, etc.). J'ai également eu le plaisir de connaître les débuts du net en France au milieu des années 90, et vous m'y trouverez d'ailleurs plus facilement sous le pseudo d'ANgI- que je n'ai pas quitté depuis. Bref, un bon ptit geek un poil rétro, élevé au grain et au microprocesseur. Mais je m'assûme !
    Aujourd'hui, comme beaucoup, ma vie privée a pris le dessus sur mes premières passions, en particulier au niveau du temps que j'ai à y consacrer. Mais je reste très fan de rétrogaming, d'arcade, et bien entendu des nouveaux plaisirs vidéoludiques que nous apporte les supports actuels.

    Peux-tu présenter ton magazine Player Two ?
    On pourrait interpréter ça comme un esprit d'équipe presque caricatural, mais j'aimerais commencer par préciser qu'il ne s'agit de pas de MON magazine, mais de NOTRE magazine, à toute l'équipe. Sincèrement, je ne fais que coordonner les manettes et essayer de donner un sens à tout ça. Je ne veux pas minimiser ma part du boulot, mais sans les autres rédacteurs, Player Two ne serait pas la moitié de ce qu'il est.
    Player Two est une initiative prise sur un coup de tête, mais qui a finalement vite trouvé quelques passionnés pour la réalisation, et son public pour le reste... Il s'agit d'un webzine imprimable et gratuit, totalement amateur, avec une douce influence rétro (mais pas exclusivement). Le ton y est ainsi très libre, presqu'autant que la ligne éditoriale.
    Il est né du constat que la presse vidéoludique d'aujourd'hui ne présente globalement que peu d'intérêt, entre les tristes listings techniques et les opérations marketing. Nous sommes nombreux à conserver un inégalable souvenir des magazines de notre enfance, associé à un feeling que même les meilleurs sites web peinent à renouveller aujourd'hui, souvent par manque de légéreté. Ce site est bien là pour en témoigner, non ? Le titre est un évident hommage à Player One, véritable symbole de tout ce que je viens d'évoquer.
    Et comme on est jamais mieux servi que par soi-même, voilà comment Player Two est venu au monde. L'état d'esprit se veut décontracté et sans contrainte, pour que le plaisir (d'écrire et de lire) y soit maximal. Le côté amateur y est clairement revendiqué, et c'est tant mieux.

    Comment vois tu le futur de ce magazine ? Sera-t-il un jour disponible un jour en kiosque ?
    Le futur dépend de la flamme que chaque participant voudra continuer à y apporter. Notre motivation connait des hauts et des bas. Mais un lectorat régulier s'étant désormais installé, il est toujours là pour nous relancer dans l'aventure... pour notre plus grand plaisir !
    Pour ce qui est du kiosque, ce n'est clairement pas l'objectif aujourd'hui. Pour une raison simple : chacun fait ça en dehors de sa vie de famille et de son temps de travail. C'est à mon goût ce qui fait la force de Player Two aujourd'hui : quand on veut participer, c'est avant tout que l'on en a envie. Une publication "officielle" ajouterait à mon avis de telles contraintes... que la qualité en patirait forcément.

    Quelque chose à ajouter ?
    Heu... tout à fait Jean-Pierre ! Je suis un peu attristé du cynisme qui entoure actuellement le milieu du jeu vidéo, y compris au niveau des joueurs. Le plaisir s'efface souvent derrière d'autres considérations (la configuration technique, l'ego de certains joueurs ou de certains sites web qui se prennent trop au sérieux...).
    J'espère que Player Two, avec sa bonne humeur et son humilité, contribue à apporter un peu de soleil à cette monotonie ambiante, c'est tout du moins mon point de vue. Avant toute chose, le jeu vidéo est un loisir à partager. Tous les moyens sont là pour ça aujourd'hui, alors profitez-en !

    Merci beaucoup

    Michel Desangles
    Peux-tu te présenter un peu ?
    Michel Desangles, 44 ans, 1m81, 71 kg, blond foncé, aime les soirées entre amis, la plage, les voyages... Ah non pardon, je confonds avec mon annonce sur Meetic. En vrai, j'aime mon ordinateur, et c'est tout. Le coup des voyages et des soirées, c'est juste pour attraper les filles. Niveau boulot, j'ai été successivement rédac-chef d'Hebdogiciel, de ST Mag et de Joystick.

    Peux-tu présenter le magazine Hebdogiciel ?
    C'était un hebdo satarique consacré à la micro-informatique, qui a paru entre 1983 et 1986. D'ailleurs, c'était pas du tout satirique au début, on publiait des listings à recopier pour les milliasses de petites bécanes qui existaient à l'époque : C64, Oric, Spectrum, ZX81... Au bout de quelques mois, ça commençait à nous fatiguer, alors on a commencé à dire ce qu'on pensait, à utiliser le langage parlé, à taper dans le tas, ça a plu aux lecteurs, alors on a continué. Je suis très fier d'une campagne de pub qu'on avait faite en 85, dont le slogan était "désolé, mais l'informatique, c'est de la merde", alors que la plupart des gens ne savaient pas encore ce que signifiait le mot "informatique".

    Quelle était l'ambiance au sein du magazine ?
    Un bizarre mélange de total délire et de tensions permanentes, parce que le rythme hebdomadaire est très dur à tenir. On buvait des coups au café d'à côté pendant trois jours pour se reposer du bouclage précédent, puis on passait quatre jours à trimer comme des chiens pour boucler le numéro suivant. J'écrivais les articles de couverture pendant que le coursier de l'imprimeur partageait une pizza avec la NDLJC (la jolie claviste, pour ceux qui se souviennent...).

    Est-ce que de nos jours, il existe une revue équivalente à Hebdogiciel (Canard PC par exemple) ?
    Je dois reconnaître que je ne connais que Canard PC que de nom, on m'en dit beaucoup de bien mais je ne l'ai jamais lu. C'est plutôt le fils spirituel de Joystick plutôt que d'Hebdogiciel, non ? Pour être honnête, comme je suis sur Internet depuis plus longtemps que la moyenne (en 83, j'étais abonné à The Source, Genie, Compuserve, Calvacom...), j'ai arrêté de lire du papier il y a quelques années, je ne lis plus qu'Internet. Eh oui, le déclin de la presse, c'est moi !
    Pour une revue équivalente à Hebdogiciel, je choisirais plutôt le Virus Informatique. J'ai une admiration sans bornes pour Olivier Aichelbaum, parce que lui a repris le flambeau à un moment où c'était beaucoup plus dur.
    Hebdogiciel, c'était en pleine vague rose, Mitterrand avait décidé de ne censurer aucun journal pendant son mandat, on disait ce qu'on voulait, et les "gros" de l'informatique, c'était des boîtes de quelques personnes.
    Quand Olivier a lancé le Virus, la profession était super-organisée, pouvait se payer des avocats et attaquer tous azimuths quand un article ne lui plaisait pas... Et puis, lui a une éthique. Nous, on avait seulement une éthylique.

    Peux-tu présenter le magazine ST Magazine ?
    En 1986, l'Amiga et l'Atari ST, tous deux des 16 bits, ont pris le relais des 8 bits agonisants. Le PC et le Mac n'étaient pas encore devenus des standards de fait, du moins pas en Europe. Et les informaticiens se sont partagés en deux : ceux qui avaient un Amiga, et ceux qui avaient un ST. Je faisais partie de la deuxième catégorie, Hebdogiciel s'était arrêté, j'ai rencontré Godefroy Giudicelli qui avait lancé ST Mag peu avant, et j'ai accepté de venir y bosser (si mes souvenirs sont bons, un problème administratif m'empêchait de signer et le rédac-chef avait le pseudo transparent de "Michel Descoins"...). Je n'y suis pas resté très longtemps, cela dit, du numéro 9 au numéro 20 si mes souvenirs sont bons.

    Que penses-tu de l'initiative de fans de la revue de la continuer sous la forme d'un fanzine ( http://stmagazine.org ) ?
    Très bonne initiative. Mais je n'ai pas suivi l'évolution du ST avec le Falcon, etc.

    Peux-tu présenter le magazine Joystick ?
    Au départ, c'était un hebdomadaire qui avait été lancé par Marc Andersen, Joystick Hebdo. Il avait repris l'idée de "Bidouille-grenouille" d'Hebdogiciel, et centrait le magazine sur les astuces de Danboss et Danbiss. J'y suis arrivé vers le numéro 27 ou 28. Mais ça ne se vendait pas bien, on ne comprenait pas pourquoi. Au bout d'un an, il a fallu se rendre à l'évidence : on va crever si on ne fait rien. Marc a décidé de le rendre mensuel, et là les ventes ont explosé littéralement, on s'est retrouvés avec certains numéros proches des 100.000 exemplaires. Au bout d'un moment, Marc a vendu le magazine à Hachette, et on est partis remonter une autre boîte, Cyber Press Publishing, qui a publié PC Soluces, Playmag, Ciné Live... Marc Andersen est un des grands génies de la presse, et le succès de ces magazines lui est dû à 100%. J'ai eu de la chance de le rencontrer.

    As-tu suivi le rachat de Joystick par le groupe Future ? As-tu une opinion sur l'actuel Joystick ?
    Honnêtement, je ne l'ai pas lu depuis que j'ai cessé d'y travailler. Blocage psychologique ?

    Quelque chose à ajouter ?
    Aujourd'hui, j'ai monté une boîte qui fait des sites Internet, et je fais de longues balades sur la plage, des soirées entre amis... Tu connais des meufs intéressées ?

    Merci beaucoup

    Alain KAHN
    Peux-tu te présenter un peu et aussi présenter les revues pour lesquelles tu as travaillé??
    Après une "carrière" dans l'electronique et l'informatique, j'ai crée MEDIA SYSTEME EDITION en 1998 pour editer les magazines dédiés aux ordinateurs d'AMSTRAD (CPC et PC).
    Quand la marque a chuté, nous avons crées le premier magazine de jeux video pour consoles: PLAYER ONE.
    Puis par la suite de nombreuses autres revues dont NINTENDO PLAYER et PC PLAYER notamment.

    Quelle était l'ambiance au sein du magazine ? As-tu encore des contacts avec de tes anciens collaborateurs ?
    Disons que les premières années l'ambiance était super. C'était vraiment presque epique.
    Le marché est ensuite devenu très concurrentiel.Et les affaires sont devenus très dures. Et MEDIA SYSTEME EDITION a "disparu" et PLAYER ONE aussi.dernier numéro=janvier 2000.
    J'ai gardé quelques contact avec mes anciens collaborateurs. Et avec Pierre VALLS, nous avons crée et développé PIKA EDITION, éditeur de manga.

    Connais-tu le fanzine Player Two et si oui, que penses-tu de l'initiative ?
    Toute intiative de ce type est très sympathique. Tant que cela reste un "fanzine" à but non lucratif.

    Est-ce que tu t'intéresse toujours à la presse informatique et si oui, quelles sont les revues que tu apprécies ?
    Je ne lis plus de presse informatique ou jeux video

    Quelque chose à ajouter ?
    PLAYER ONE a été une belle aventure humaine.

    Merci beaucoup

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