Abandonware Videos

Ce magazine est apparu en 1983 et as été le magazine de référence pour beaucoup. Il traitait de nombreuses machines (PC, Atari, Amiga, etc..) ce qui permettait grâce à lui d'avoir un aperçu de l'ensemble du marché du jeu vidéo.
Retrouvez ici quelques articles et des solutions scannés puis "OCRifiés".

Accès :

Colonel Bequest
Boulderdash
Croisière pour un cadavre
Day of the Tentacle
Flashback
Fury of the Furries
Gobliiins
Indiana Jones 3
Indiana Jones 3 Action
King Quest 6
Kyrandia 2 : The Hand of Fate
Maniac Mansion
Monkey Island
Monkey Island 2
Monkey Island 3
Prehistorik
Sram 2
The 7th Guest
Ultima 1
Ultima 3
Ultima 7
Ultima 8
Wing Commander
Wing Commander 2
Wing Commander 2 : Secret Missions
XWing

The 7th Guest


Tilt n°115 - Juin 1993

Editeur : Virgin
Distributeur : Virgin
Conception/Réalisation : Trilobyte
Testé par Jacques Harbonn

En dépit de quelques défauts, The 7th Ouest établit un nouveau standard de qualité, en plaçant d'ailleurs la barre très haut, dans le domaine des graphismes et de l'animation... Le premier jeu qui justifie vraiment l'achat d'un CD-ROM.

L'histoire se passe dans le manoir de Stauf, dans la petite ville de Harley. Stauf était un fabricant de jouets. Et, des dizaines d'enfants sont morts après avoir acheté ses jouets maléfiques. Avant que la population n'ait eu le temps de réagir, il avait disparu. Mais Stauf était également un ardu des problèmes de logique. Des années plus tard, six personnes furent invitées anonymement dans cette étrange bâtisse abandonnée. Elles disparurent à leur tour. Vous êtes le 7e invité, bien décidé à faire un peu de lumière sur cette ténébreuse affaire.
Le manoir se compose d'un rez-de-chaussée, d'un étage, d'un grenier et d'une crypte à laquelle on ne peut accéder qu'en traversant un redoutable labyrinthe. L'aventure commence au pied du monumental escalier du hall principal. Vous pourrez accéder directement à certaines pièces, mais d'autres vous sont encore interdites. Pour progresser, il vous faudra vous rendre dans les salles et élucider les problèmes qui vous seront posés.
Il vous faudra d'ailleurs comprendre par vous même le mode de fonctionnement de chaque énigme. Vous pourrez extraire des renseignements utiles des commentaires volontairement obscurs du maître de maison ou des séquences mettant en scène les fantômes.
Si vous êtes vraiment bloqué, vous pourrez aller quérir une aide dans le livre d'indices qui se trouve dans la bibliothèque. Cette aide est donnée de manière progressive en trois étapes, la dernière étant la résolution complète du problème. La résolution d'une énigme vous récompense d'une nouvelle scène fantasmagorique et, éventuellement, de l'ouverture d'un passage secret ou d'une ou plusieurs des pièces inaccessibles jusque-là.
La sauvegarde sur dix positions permet de reprendre le jeu à volonté.


L'ambiance inquiétante est superbement rendue Par le jeu des ombres et des lumières. Un véritable puzzle, aux règles assez subtiles vous attend ici.

2 minutes de jeux
VOUS REPRENDREZ BIEN UN MORCEAU DE GÂTEAU ?


1 - La salle à manger est l'une des premières pièces que vous découvrirez. Appréciez la qualité du décor et avancez un peu.


2 - Après avoir assité à une scène réunissant la quasi-totalité des invités, vous pourrez vous approcher de ce gâteau.


3 - Surprise ! Il s'agit en fait d'une enigme, avec crânes et tombes. Il faut ôter toutes les pièces, par groupes de cinq.

4 - Après avoir résolu le problème, jetez toujours un coup d'oeil à la carte, pour vérifier si vous ne pouvez pas accéder à de nouvelles zones.

Avis de Jacques : Oui !
J'avais déjà pu apprécier lors des avant-premières la qualité stupéfiante des graphismes, de l'animation et des bruitages, ainsi que l'atmosphère oppressante qui s'en dégageaient. Mais le but du jeu lui-même n'était pas encore en place à cette époque. Aussi est-ce avec une certaine appréhension que j'entamais ce test.
Au final, si le jeu est moins extraordinaire que sa réalisation, il reste d'un excellent niveau. Les problèmes sont variés et de difficulté globalement progressive. Mars attention, en dépit de son atmosphère forte et des quelques rares éléments de jeu d'aventures (labyrinthe, exploration de la maison), il ne s'agit absolument pas d'un vrai jeu d'aventure; c'est plutôt un jeu de logique accommodé à la sauce aventures, un peu à la manière de Castle of Dr Brain. Les fous d'aventures pures et dures risquent donc d'être un peu déçus. Les passionnés d'énigmes logiques, de jeux à l'ambiance envoûtante ou de 3D spectaculaire -et le mot est faible !- pourront acheter le jeu sans se poser de question. Les autres devront l'essayer avant, risque de craquer devant la qualité de la réalisation !


Des fous de couleurs différentes doivent changer de camp sans jamais pouvoir se menacer les unes les autres. Ici, la réalisation est superbe.

Parmi les tableaux que vous allez découvrir, celui-ci s'anime à volonté. Le fauve poignarde la jeune femme et le sang coule à nouveau.

UN CURSEUR INTELLIGENT

The 7th guest mise à fond sur son curseur "intelligent". Le pointeur général est une main de squelette animée. Elle fait "non" du doigt pour refuser un déplacement, pointe de manière répétée vers l'avant pour vous signe d'avancer et pointe latéralement pour les rotations. Cette main se change en crâne au cerveau palpitant pour annoncer une énigme à résoudre, et en dentier claquant ou en masque sardonique pour signaler la présence d'un événement surnaturel. Lors des énigmes, un oeil sorti de son orbite, regardant dans tous les sens et changeant à l'occasion de couleur, signale les coups possibles.

L'univers 3D

L'univers 3D de The 7th Guest est sans commune mesure avec tous ceux qui ont été créés jusque-là. Tout d'abord, le mode SVGA adopté offre une qualité proche du niveau photographique. Ensuite, les concepteurs qui n'étaient pas, limités en place, ont pu s'en donner à coeur joie. Les pièces de The 7th Guest ne se contentent pas d'être en 3D. Elles fourmillent aussi de détails à rendre jaloux les graphistes bitmap les plus doués. De luxueux tapis jonchent le sol, alternant avec des moquettes moelleuses ou des parquets bien cirés. Les murs sont ornés de papiers peints, de photographies rétro, de peintures superbes et autres décorations. La beauté du mobilier, avec des ornements étonnantes (lit à colonnes, aux montants travaillés comme une dentelle de bois, par exemple), ne déparerait pas des appartement, princiers. De trés nombreux meubles et objets complémentaires (commode, flacon miroir, carafe, verre...) viennent encore renforcer le réalisme. Le rendu des matières (bois brut ou vernis, métal ...) est parfait, tout comme la transparence du verre ou la réflexion des miroirs. Les lumières en clair-obscur, avec des éclairage, qui s'adaptent parfaitement à la pièce concerné, ajoutent encore à l'ambiante. et ce n'est pas toot. Lors des déplacement, tout ce décor défile autour de vous, avec même quelques effets de caméra à la manière d'Alone in the dark. Du très grand art !


Cette chambre est un véritable bijou en qualité graphique. Dommage que l'on ne puisse pas s'y promener librement pour l'explorer à fond.

COMPARATIF

Il n'existe aucun équivalent de The 7th Guest, les autres jeux CD n'étant que des adaptations des versions disquette, utilisant plus ou moins bien la place supplémentaire. En ce qui concerne le scénario, il est centré sur deux thèmes différents : étrangeté et horreur, pour l'atmosphère, et problèmes logiques pour le but lui-même. Dans le domaine de l'étrange, Alone in the Dark et The Legacy se classent premiers. Alone se distingue par sa 3D vraiment temps réel, dotée de caméras multiples, aux angles de vue souvent originaux. II bénéficie d'un scénario fort, et les combats sont traités sur le mode action. The Legacy est pour sa part un jeu de rôle plus classique, avec cependant un aspect aventures, et enrichi de 3D à la manière de Guest (mais d'un niveau beaucoup plus modeste). Le jeu est passionnant et offre une importante durée de vie. Guest ne saurait soutenir la comparaison avec ces deux jeux sur le plan du scénario d'aventures. Mais l'ambiance y est et, au plan de la réalisation, il est incomparablement supérieur aux deux autres - pourtant déjà au top, dans ce domaine aussi Castle of Dr Brain et sa suite, Isle of Dr Brain sont une autre tentative de servir des jeux de logique, relevés d'une sauce d'aventures. Les problèmes sont encore plus variés que ceux de Guest et la réalisation est d'un bon niveau. Mais Guest va beaucoup plus loin dans le rendu de l'ambiance et les standards de performances.

    

On est sans cesse épaté par la richesse de la 3D. Le miroir renvoie bien l'image du décor opposé. On peut même apprécier (à l'écran tout au moins) la transparence des flocons.

Avis de Spirit : Oui mais...
C 'est vrai comme le dit mon ami Jacques, il est quasiment impossible de rester insensible devant l'ambiance captivante de The 7th Guest, un jeu mêlant l'hyperréalisme d'une 3D incroyablement riche à des effets de trucages visuels et sonores, qui vous projette directement dans les mondes parallèles. Mais les problèmes à résoudre me semblent plus contestables. Dans leur grande majorité, ils perdent une bonne part de leur intérêt dés qu'on les a résolus Il reste heureusement le pseudo-Othello, absolument passionnant, qui vous oppose vraiment au programme - lequel est d'ailleurs un partenaire de taille ! Un bon point aussi pour le mode de fin original, qui vous permet d'explorer la demeure plus librement (en choisissant directement sur la carte la pièce dans laquelle vous voulez vous téléporter) et de rejouer à loisir les puzzles qui vous intéressent. En tout état cause, je tire aussi mon chapeau à l'équipe de Trilobyte, qui a enfin défini de vrais standards (et quels standards !) pour les jeux sur CD-ROM. Les autres éditeurs vont se sentir obligés de suivre la même voie, pour le plus grand plansir du joueur...

Spirit

LA FULL MOTION VIDEO

L'autre caractéristique de The 7th Guest, en dehors de son univers 3D féerique, ce sont ses longues séquences vidéo digitalisées en Full Motion. La Full Motion Video consiste à filmer des acteurs en son synchrone, puis à digitaliser les images une à une.

Celle de Guest s'enrichit de trucages supplémentaires. Les acteurs ont été filmé "au bleu", ce qui a permis leur incorporation ultérieure dans les décors 3D, mais il y a aussi des effort de transparence des corps (on aperçoit le décor au travers), qui rendent si bien leur nature fantomatique. Des effets de trucages sonores, accompagnent les effets visuels, avec des transformations de voix dignes de Dune ou de Legend (les films !).


Non, aucun monstre ne se cache derrière le rideau pour vous happer au passage. En revanche, l'énigme, basée sur des cavaliers d'échecs, est assez longue à résoudre.

LA PETITE HISTOIRE

L'histoire de la création de The 7th Ouest est assez impressionnante. Il aura fallu plus de deux ans et un budget de un million de dollars pour réaliser ce "premier film vraiment intéractif" (selon la définition de ses
concepteurs). La création de l'environnement graphique a été entreprise sous 3D Studio 2 et a demandé neuf mois de temps machine (!), sur plus de dix gros, gros PC.
Côté son, The 7th Ouest intégre, vingt-sept minutes de musique de qualité CD. "Fat Man" et son équipe ont planché pendant plus de cinq mois pour composer les musiques et chansons complémentaires du second CD.

TESTE SUR

PC 486 DX/33, 8 Mo de RAM, carte SVGA 16 bits 1 Mo, carte sonore Sound Blaster Pro et son lecteur de CD-ROM dédié (simple vitesse).

MATERIEL NECESSAIRE

PC 386 Dx minimum (486 DX conseillé).
Memoire requise : 640 Ko (570 Ko libres).
Modes graphiques : VGA et SVGA 16 bits 512 Ko de RAM (1 Mo de RAM vidéo et carte graphique 32 bit Local Bus)
Cartes sonores (indispensables) : Ad Lib, Sound Blaster (recommandée), Roland
DOS 5.0 indispensable (DOS 6.0 accepté)
Gestionnaire MSCDEX version 2.2 ou supérieure
Lecteur de CDROM : débit de 150 Ko/s au minimum. Au mieux, lecteur double vitesse (débit de 300 Ko/s), doté d'un temps d'accès inférieur à 300 millisecondes
Contrôle :souris (indispensable)
Média : 2 CD-ROM
Installation disque dur : obligatoire (2 minutes)
Espace requis : 5 Mo Jeu en anglais (niveau correct requis)
Manuel en anglais (il sera francisé ultérieurement)
Protection : non


La bibliothèque du rez de chaussée est un lieu très important, notamment à cause du livre d'aide que l'on aperçoit sur la table basse.

TOP

- L'univers 3D est d'un réalisme et d'une richesse incroyables, encore renforcés par les déplacements animés et l'adoption du mode SVGA
- Les séquences "Full Motion Vidéo" sont longues, très bien rendues et jouées avec talent, contribuant réellement à créer l'ambiance
- Le premier jeu à exploiter pleinement le support CD (+ de 800 Mo), à tel point que l'installation a dû être reportée sur le second CD qui, normalement, est dédiée à des chansons et musiques complémentaires sur lecteur audio.

FLOP

- The 7th Guest est présenté comme un jeu d'aventures, alors qu'il s'agit en fait d'un jeu de logique, même si l'ambiance est bien celle d'un jeu d'aventures
- Les énigmes sont intéressantes mais pas exceptionnelles. On attendait un peu mieux d'un jeu de cette classe
- La configuration optimale est assez lourde (NDWokie : on ne rigole pas !)


La cuisine est le lieu d'accès au redoutable labyrinthe. Ne vous y aventurez qu'après avoir recopié le plan sur le tapis.

Quelques tuyaux utiles...

Au début, commencez par résoudre les problèmes simples du gâteau ou du téléscope (pour ce dernier, le message est "there is no way"). Consultez automatiquement la carte aprés avoir résolu une énigme, pour voir si vous n'avez pas accès à de nouvelles pièces. Avant de vous engager dans le labyrinthe, copiez le plan que vous trouverez sur l'un des tapis.


      
PC : Un jeu concu pour le support CD. Les graphismes, l'animation et l'ambiance sont impressionnants. Les énigmes beaucoup moins.

Graphismes : 98% - Il faut vraiment voir pour le croire. La 3D est à mourir de plaisir. Encore, encore !
Animation : 96% - Tout aussi superbe, avec des effets de caméra. Mais les trajectoires sont immuablement fixées. Les scènes de fantômes sont parfaites.
Musique : 82% - Les musiques sont variées et surtout parfaitement adaptées à l'ambiance.
Bruitages : 81% - Les digitalisation sonores sont superbes, avec des effets de voix excellents. Mais les bruitages plus classiques sont quasiment absents.
Prise en main : 82% - La gestion tout souris et le curseur intelligent, aux réactions vives, rendent inutiles tout apprentissage.
Jouabilité : 82% - L'ergonomie est parfaite, avec une conception astucieuse sur de nombreux plans. Mais l'interactivité reste un peu à la traine.
Durée de vie : 83% - Il faut compter une trentaine d'heure pour finir le jeu, le mode spécial permettant librement et rejouer les problèmes.

 

  © 2002-2016   -   Mentions légales